Sucer le sang

Comme on le sait, la notion de sucer le sang est normalement associée aux vampires… Mais techniquement, on ne fait pas grand-chose de différent en mangeant de la viande, puisque l’on se trouve à simplement consommer non seulement le sang, mais la chair qui vient avec. Bien sûr, il y a également le fait que la viande est habituellement mangée cuite, quoique ce n’est même pas toujours le cas, si l’on considère le cas du steak tartare, ou tout simplement du sushi.

Comme on le voit, il ne s’agit donc que de différences d’ordre « cosmétique », puisque ni l’ajout de chair ni la cuisson ne changent quoi que ce soit au fait que l’on se trouve à réellement consommer du sang, d’autant plus que c’est le sang qui se trouve à donner à la viande tout son goût. N’est-ce pas d’ailleurs pour cette raison que plusieurs préfèrent justement leur steak « saignant » ?

Alors en quoi les notions de « sucer » ou de « boire » du sang devraient-elles tant nous inspirer de répulsion, dans la mesure où le simple fait de manger de la viande revient essentiellement à la même chose, en bout de ligne ?

Publicités
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Tuer

Lorsqu’arrive le temps de la chasse, on soudainement à entendre le terme « tuer » de façon tout autrement plus fréquente que d’habitude, tandis que la connotation associée au terme passe alors du plus négatif au plus positif, le fait d’avoir tué devenant alors une source de fierté et même de parade.

En mon sens, ce qui est intéressant cependant est plutôt le fait que le terme, et donc l’action en question n’en sont justement pas moins les mêmes que lorsqu’il est question de meurtre ou de guerre. En l’espace d’un petit claquement de doigt mental, la pire action devient la meilleure, personne n’y voit le moindre problème.

Pourtant, tuer c’est tuer, non ?

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Si ce n’est pas la raison, alors laquelle est-ce ?

C’est un fait documenté que la pieuvre change de couleur en fonction des différentes émotions qu’elle peut ressentir. Ce n’est évidemment qu’un exemple, quoique particulièrement révélateur et d’autant plus incontournable, de la gamme d’émotions pouvant être vécue par les animaux. Nous sommes d’ailleurs les premiers à le remarquer et à le clâmer haut et fort lorsqu’il s’agit de nos animaux domestiques, dans lequel cas nous ne nous gênons même aucunement pour ce qui est d’aller jusqu’à établir des parallèles avec les émotions humaines, et il faut reconnaître qu’il est effectivement très facile de le faire.

J’ose donc espérer que plus personne n’invoquerait plus, du moins sérieusement, la notion que les animaux soient dénués de sentiments ou d’émotions, lorsque vient le temps de justifier qu’on les tue pour les manger. Mais dans ce cas, comment alors justifier, justement, qu’on les traite d’une telle façon ?

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Viandes et substituts

À ma connaissance, le Guide alimentaire canadien est encore utilisé comme référence en ce domaine, voire même comme « la » référence, du moins au Canada… Ainsi, on pourra sans doute tous se souvenir de cette catégorie des « viandes et substituts », dont le nom même se trouve donc à suggérer qu’il existe toute une gamme d’aliments non-carnés et qui n’en constituent pas moins des substituts tout à fait valables par lesquels on peut donc remplacer la viande tout en étant assurés de pouvoir obtenir les mêmes nutriments essentiels, dont bien sûr les protéines. Pourrait-on pourtant concevoir une façon plus officielle de justifier et de légitimer le végétarisme, ou même carrément l’alimentation végane, en se trouvant donc à reconnaître de façon implicite mais non moins claire que l’on peut très bien se passer de viande sans pour autant manquer des nutriments dont nous pouvons avoir besoin ?

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Protéines : exploration de quelques arguments de non-végétariens…

Argument # : «  C’est vrai que les vaches ne mangent que des végétaux, mais il faut dire qu’elles ont quatre estomacs »…

Oui, et le fait d’avoir quatre estomacs leurs permet de digérer la cellulose, ce que les humains ne peuvent faire… Or, la cellulose n’est-elle pas végétale aussi ? Ne faudrait-il pas alors au moins commencer par reconnaître qu’il y a, dans les végétaux, toutes les protéines et minéraux nécessaires pour assurer la croissance et le développement de la masse musculaire d’animaux aussi forts et massifs que les vaches et autres ruminants ?

Réponse possible du non-végétarien (et argument # 2) : Oui, mais justement, grâce à leurs quatre estomacs, les vaches peuvent digérer la cellulose, ce qui n’est évidemment pas notre cas »…

Faudrait-il donc conclure que ce n’est que dans la cellulose, soit l’enveloppe des cellules végétales, que se trouvent tous les acides aminés et minéraux nécessaires au développement des grands mammifères, et que les nutriments contenus dans le centre, et donc tout le reste de la cellule, que nous sommes clairement capable de digérer, ne soient que de peu d’intérêt sur le plan nutritif ?

Pour croire cela, il faudrait faire abstraction de trois points très importants :

  1. Pour commencer, il ne faudrait quand même pas oublier que c’est vraiment loin d’être tous les herbivores qui ont quatre estomacs et s’avèrent donc des ruminants. Or parmi les non-ruminants, on peut notamment compter des exemples comme ceux du cheval et du cerf, qui sont évidemment loin d’être les moins massifs ou puissants ! Autrement dit, on n’a manifestement pas besoin d’avoir quatre estomacs pour développer, de façon purement végétarienne, une masse musculaire des plus imposantes !
  2. Si l’on ajoute à cela le cas du gorille, parfaitement herbivore, et qui ne manque évidemment pas lui non plus de masse musculaire, il semble difficile d’affirmer que le végétarisme est impraticable pour un primate, ou qu’il soit impossible, en tant que primate, de se doter d’une masse musculaire digne de ce nom à partir d’un régime purement végétarien.
  3. Il faut reconnaître que dans, dans le cas du cheval comme dans celui du gorille, on parle d’animaux qui, bien qu’ils n’aient pas quatre estomacs, n’en sont pas moins capables de digérer la cellulose… Ceci dit, il faut préciser que l’habileté à digérer la cellulose varie significativement, d’une espèce à l’autre, de sorte que celle-ci, en elle-même, ne semble pas s’avérer si centrale ou indispensable que cela.
  4. Parmi les animaux herbivores qui, tout comme nous, ne sont carrément pas capables de digérer la cellulose, on compte tout d’abord tout le groupe des rongeurs, ce qui inclut naturellement beaucoup, mais vraiment beaucoup d’espèces et d’individus…
  5. Il faut avouer que les rongeurs ne tendent pas nécessairement à avoir une masse musculaire particulièrement imposante, mais si l’on considère un dernier exemple, soit celui du cochon, qui ne digère pas lui non plus la cellulose, et donc le système digestif est en fait souvent comparé à celui des humains, cet argument se voit soudainement forcé de « prendre le bord »…
  6. Si la partie interne des cellules végétales, soit celles que nous sommes capables de digérer, est si dépourvues de nutriments, comment se fait-il que la consommation de fruits et légumes sera non seulement recommandée mais prescrite par n’importe quel diététicien ?

Il faut avouer que la plupart des animaux herbivores, la capacité à se nourrir ainsi passe d’abord par l’ingestion de végétaux en grandes quantités…

C’est vrai, sauf que dans notre cas, on peut compter sur la possibilité de consommer de la nourriture très riches et donc denses en qualité nutritionnelle, qu’il s’agisse de glucose (ex. grains et féculents), de gras (huiles végétales de toutes sortes), et bien sûr de protéines (grains, légumineuses et noix, sans oublier que tous les légumes en comprennent, quoique de façon très variable).

En outre, en comparaison des animaux, nous avons la possibilité de nous alimenter de façon très variée, ce qui permet non seulement du suppléer aux faiblesses de certains aliments par les forces d’autres aliments, mais aussi de spécifiquement « aller chercher » les nutriments qu’il nous faut ou qu’il pourrait nous manquer, de par la sélection et la consommation d’aliments s’avérant riches en ces derniers.

Et si, par dessus le marché, il devait nous passer à l’esprit l’excellente idée d’inclure à nos régimes, voire même dans une proportion aussi grande que possible, la consommation d’aliments qui se trouvent à être pratiquement « riches en pas mal tout », et qui méritent ainsi on ne peut mieux leur désignation de « super aliments », alors il devient tout aussi irréaliste que risible de penser pouvoir manquer de quoi que ce soit sur la base d’un régime purement végétarien, et même vegan.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Une question de « civilité »…

Gandhi a dit : « On reconnait le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux »…

Si un tel principe peut s’appliquer à des peuples entiers, il n’y a évidemment pas de raison pour qu’il puisse tout aussi bien se voir appliqué sur une base individuelle…

Et voici donc la question piège du jour : entre tuer les animaux pour les manger et le fait de ne simplement pas faire cela, qu’est-ce qui est le plus « civilisé » ?…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Il ne serait donc « pas plus grave » de tuer un humain qu’une carotte ?

Certaines personnes invoquent encore l’argument pseudo-comique à l’effet que s’il est « mal » de manger un animal, alors ce ne serait pas nécessairement mieux de manger un fruit ou un légume…

Pour prendre un exemple plus concret, en vertu d’un tel « argument », il ne serait pas « pire » de tuer une vache que de tuer une carotte.

Et si, tant qu’à y être, on incluait maintenant les êtres humains dans l’équation ? Serait-on alors prêt à dire qu’il n’est « pas pire » de tuer un être humain que de tuer une carotte ?

Vraisemblablement pas, parce qu’autrement, la morale et même la loi nous obligeraient alors à référer à la police la personne qui profèrerait une telle affirmation ?

Or, ne faut-il pas reconnaître qu’une vache est tout autrement plus similaire à un humain qu’à une carotte ?

Et prétendre le contraire, encore là, ne constituerait-il pas surtout une autre forme de malhonnêteté intellectuelle ?

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire