Protéines : exploration de quelques arguments de non-végétariens…

Argument # : «  C’est vrai que les vaches ne mangent que des végétaux, mais il faut dire qu’elles ont quatre estomacs »…

Oui, et le fait d’avoir quatre estomacs leurs permet de digérer la cellulose, ce que les humains ne peuvent faire… Or, la cellulose n’est-elle pas végétale aussi ? Ne faudrait-il pas alors au moins commencer par reconnaître qu’il y a, dans les végétaux, toutes les protéines et minéraux nécessaires pour assurer la croissance et le développement de la masse musculaire d’animaux aussi forts et massifs que les vaches et autres ruminants ?

Réponse possible du non-végétarien (et argument # 2) : Oui, mais justement, grâce à leurs quatre estomacs, les vaches peuvent digérer la cellulose, ce qui n’est évidemment pas notre cas »…

Faudrait-il donc conclure que ce n’est que dans la cellulose, soit l’enveloppe des cellules végétales, que se trouvent tous les acides aminés et minéraux nécessaires au développement des grands mammifères, et que les nutriments contenus dans le centre, et donc tout le reste de la cellule, que nous sommes clairement capable de digérer, ne soient que de peu d’intérêt sur le plan nutritif ?

Pour croire cela, il faudrait faire abstraction de trois points très importants :

  1. Pour commencer, il ne faudrait quand même pas oublier que c’est vraiment loin d’être tous les herbivores qui ont quatre estomacs et s’avèrent donc des ruminants. Or parmi les non-ruminants, on peut notamment compter des exemples comme ceux du cheval et du cerf, qui sont évidemment loin d’être les moins massifs ou puissants ! Autrement dit, on n’a manifestement pas besoin d’avoir quatre estomacs pour développer, de façon purement végétarienne, une masse musculaire des plus imposantes !
  2. Si l’on ajoute à cela le cas du gorille, parfaitement herbivore, et qui ne manque évidemment pas lui non plus de masse musculaire, il semble difficile d’affirmer que le végétarisme est impraticable pour un primate, ou qu’il soit impossible, en tant que primate, de se doter d’une masse musculaire digne de ce nom à partir d’un régime purement végétarien.
  3. Il faut reconnaître que dans, dans le cas du cheval comme dans celui du gorille, on parle d’animaux qui, bien qu’ils n’aient pas quatre estomacs, n’en sont pas moins capables de digérer la cellulose… Ceci dit, il faut préciser que l’habileté à digérer la cellulose varie significativement, d’une espèce à l’autre, de sorte que celle-ci, en elle-même, ne semble pas s’avérer si centrale ou indispensable que cela.
  4. Parmi les animaux herbivores qui, tout comme nous, ne sont carrément pas capables de digérer la cellulose, on compte tout d’abord tout le groupe des rongeurs, ce qui inclut naturellement beaucoup, mais vraiment beaucoup d’espèces et d’individus…
  5. Il faut avouer que les rongeurs ne tendent pas nécessairement à avoir une masse musculaire particulièrement imposante, mais si l’on considère un dernier exemple, soit celui du cochon, qui ne digère pas lui non plus la cellulose, et donc le système digestif est en fait souvent comparé à celui des humains, cet argument se voit soudainement forcé de « prendre le bord »…
  6. Si la partie interne des cellules végétales, soit celles que nous sommes capables de digérer, est si dépourvues de nutriments, comment se fait-il que la consommation de fruits et légumes sera non seulement recommandée mais prescrite par n’importe quel diététicien ?

Il faut avouer que la plupart des animaux herbivores, la capacité à se nourrir ainsi passe d’abord par l’ingestion de végétaux en grandes quantités…

C’est vrai, sauf que dans notre cas, on peut compter sur la possibilité de consommer de la nourriture très riches et donc denses en qualité nutritionnelle, qu’il s’agisse de glucose (ex. grains et féculents), de gras (huiles végétales de toutes sortes), et bien sûr de protéines (grains, légumineuses et noix, sans oublier que tous les légumes en comprennent, quoique de façon très variable).

En outre, en comparaison des animaux, nous avons la possibilité de nous alimenter de façon très variée, ce qui permet non seulement du suppléer aux faiblesses de certains aliments par les forces d’autres aliments, mais aussi de spécifiquement « aller chercher » les nutriments qu’il nous faut ou qu’il pourrait nous manquer, de par la sélection et la consommation d’aliments s’avérant riches en ces derniers.

Et si, par dessus le marché, il devait nous passer à l’esprit l’excellente idée d’inclure à nos régimes, voire même dans une proportion aussi grande que possible, la consommation d’aliments qui se trouvent à être pratiquement « riches en pas mal tout », et qui méritent ainsi on ne peut mieux leur désignation de « super aliments », alors il devient tout aussi irréaliste que risible de penser pouvoir manquer de quoi que ce soit sur la base d’un régime purement végétarien, et même vegan.

Publicités

A propos etquenpensezvous

I am human !...
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s