Je ne prétends pas que les animaux soient nécessairement nos égaux, mais avant de prétendre le contraire, pourrait-on d’abord m’expliquer qu’est-ce qui différencie l’humain des animaux, exactement ?…
Car pourrait-on sérieusement prétendre qu’ils ne sont pas capables d’amour ou même de sentiment ? Ou encore qu’ils ne peuvent communiquer ou même penser ? Et pourtant, ne suffirait-il pas de n’importe quel documentaire sur la vie animale pour démontrer le contraire en l’espace de quelques minutes ?
Pourrait-on davantage prétendre qu’ils ne peuvent souffrir ou connaître la peur ? Or, n’est-il pas prouvé qu’ils réagissent au danger, et notamment à celui de leur mort imminente, de la même façon que le font d’ailleurs les humains lorsque se retrouvant eux aussi en situation de danger, c’est-à-dire se mettant à produire des sons particuliers, et en voyant leur fréquence cardiaque augmenter ? Les scientifiques ne sont-ils pas en fait les premiers à en témoigner, comme on peut d’ailleurs le constater dans les premières secondes du vidéo suivant ?
Autrement dit, y a-t-il vraiment quoi que ce soit qui permette de croire que les animaux aient davantage envie que les humains de se voir tués ou mangés ? Et si ceux-ci réagissent au danger, et notamment au danger de mort, de la même manière que le ferait un être humain, alors pourquoi serait-il plus acceptable de causer leur peur ou leur mort que cela ne pourrait l’être dans le cas d’un être humain ?
En bout de ligne, y a-t-il donc quoi que ce soit, en ce monde, qui permette de croire que les animaux ne soient rien de plus, finalement, que des sortes « d’objets ambulants » ?
Car après tout, la capacité de différencier les animaux des objets ne fait-elle pas partie des choses que même un nouveau né sait faire de façon innée, ce qui prouve qu’il devrait nous être au moins aussi facile de faire une telle distinction ?
Mais ceci dit, il faut avouer qu’il peut certainement s’avérer commodes, du moins pour les mangeurs de viande, d’assimiler à des objets des « êtres sensibles » tels que les animaux, et ce ne serait-ce que de manière inconsciente, car comment pourrait-on autrement justifier le fait de mettre fin à la vie de créatures dont il est pourtant frappant de constater à quel point ils peuvent nous ressembler sur tous les plans ?
Or, ce genre de raisonnement ne s’avère-t-il pas d’autant plus inquiétant qu’il rappelle, et ce d’une manière étonnamment précise, ceux qui ont pu et peuvent toujours être employé envers l’homme lui-même pour justifier l’esclavage, quand ce n’est pas carrément le « nettoyage ethnique » ?…
N’est-ce donc vraiment que sur de tels arguments que l’on peut se rabattre pour justifier la notion de manger de la viande ?