Si l’on veut jouer à ce petit jeu…

 

Si toutes les vies se valent, et qu’il se trouve à être aussi grave de tuer une carotte qu’un animal, alors ne pourrait-on pas tout aussi bien dire que, dans la mesure où l’on semble considérer comme acceptable le fait de tuer et manger un animal, il devrait donc s’avérer tout aussi banal de tuer et manger un être humain ?



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Cesser d’être « sans-coeur »…

Voici un argument que l’on entend souvent de la part de ceux qui mangent de la viande, et semblent justement surtout chercher à justifier cette habitude : « si l’on doit cesser de tuer les animaux, alors pourquoi ne devrait-on pas en faire de même pour les végétaux ? »

Or, plutôt que de s’embourber ainsi dans des extrapolations intellectuelles, pourquoi ne pas se mettre à écouter un peu son coeur, ne serait-ce que pour faire changement ?

En d’autres termes, pourquoi ne pas tout simplement prêter attention à ce petit malaise que l’on peut ressentir à l’idée de tuer de nos mains un animal qui ne nous a jamais rien fait de mal ? Car après tout, ne s’agit-il pas du même malaise que l’on éprouverait à l’idée de tuer n’importe quel animal domestique ? Et en bout de ligne, ne s’agit-il pas en fait du même malaise, quoique sous une forme sans doute quelque peu réduite, qui nous empêcherait en principe de tuer un autre être humain ?

Ainsi, la « petite voix intérieure » qui nous incite à nous garder de tuer un animal n’est-elle pas précisément la même petite voix qui, en principe, devrait nous amener de façon générale à observer un comportement que l’on pourrait qualifier de « moral » ?

Et cette « petite voix » n’est-elle donc pas encore la meilleure garantie que l’on pourrait retrouver pour ce qui est de différencier le bien du mal ?

Alors pourquoi ne pas nous mettre à l’écouter un peu plus, cette petite voix, soit celle du coeur, bien entendu ?

Ou en d’autres termes, pourquoi ne pas simplement cesser de nous fermer les yeux et les oreilles pour nous couper de ce qu’essaie de nous dire notre coeur ?

 

En un mot, pourquoi ne pas simplement se fier à sa propre conscience ?

 

Et pour finalement dire les choses d’une façon quelque peu plus crue, pourquoi ne pas tout simplement cesser d’être « sans coeur » ?….


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Human angst, animal emotions


Human angst, animal emotions

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Plus ça change, plus c’est pareil…

L’homme semble s’être toujours considéré comme le centre de l’univers, ou en d’autres termes comme le nombril du monde. Et comme on le sait, cette croyance fut non seulement exprimée d’une manière on ne peut plus explicite de par une conception géocentrique puis héliocentrique de l’univers, mais il se sera en plus avéré excessivement long et ardu d’en venir à déloger cette dernière, ce qui en fait ne fut accompli que plusieurs siècles après qu’il eut pourtant été scientifiquement démontré qu’elle était tout ce qu’il y a de plus erronée.

N’est-il pas surprenant de voir comment un tel scénario rappelle d’une manière singulièrement frappante toute la question du traitement que l’homme réserve aux animaux, et surtout de la conception qu’un tel traitement semble supposer ?

Car comment peut-on se permettre de négliger les droits les plus élémentaires de créatures qui nous sont pourtant en tout points semblables, quand l’on n’est pas carrément en train de les tuer pour ensuite les manger, si ce n’est parce que, d’une manière ou d’une autre, l’on se trouve à se considérer comme étant supérieur à ces dernières ?

Et d’où nous viendrait donc la notion d’une telle prétendue supériorité ? En quoi sommes-nous donc si différents des animaux pour justifier qu’on ne les traite finalement avec guère plus de respect que l’on peut en avoir envers les objets ?

Car après tout, la science n’est-elle pas la première à nous démontrer à quel point nous pouvons nous avérer semblables à ces derniers, du moment où l’on se met à nous comparer à eux selon des critères aussi élémentaires que la façon d’agir, de réagir et de vivre, en bout de ligne ?

Et justement, ne faut-il pas avouer que l’on n’en serait pas non plus au premier exemple d’une croyance humaine qui se montre incroyablement résistante à l’évidence, surtout si où telle croyance se trouve en fait à concerner quelque chose d’aussi sensible que la propension de l’homme à se croire rien de moins que le meilleur de tout ce qui peut exister ?

En tout cas, avouons que si, parlant de science, il est au moins une conclusion que l’étude de l’histoire humaine nous permet donc de tirer, c’est bien de constater que celle-ci se répète, et donc, en d’autres termes, que « plus ça change, et plus c’est pareil »…

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Comment se prendre pour les maîtres de l’univers

Est-ce donc à nous qu’il revient de déterminer quelles races d’animaux méritent la vie et le respect, et lesquelles n’y ont tout simplement pas droit ?

N’est-ce pas pourtant ce que l’on pourrait être porté à croire en lisant un article comme celui qui suit ?…

Compagnons de route 

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Qu’est-ce qui nous différencie des animaux, au juste ?

Je ne prétends pas que les animaux soient nécessairement nos égaux, mais avant de prétendre le contraire, pourrait-on d’abord m’expliquer qu’est-ce qui différencie l’humain des animaux, exactement ?…

Car pourrait-on sérieusement prétendre qu’ils ne sont pas capables d’amour ou même de sentiment ? Ou encore qu’ils ne peuvent communiquer ou même penser ? Et pourtant, ne suffirait-il pas de n’importe quel documentaire sur la vie animale pour démontrer le contraire en l’espace de quelques minutes ?

Pourrait-on davantage prétendre qu’ils ne peuvent souffrir ou connaître la peur ? Or, n’est-il pas prouvé qu’ils réagissent au danger, et notamment à celui de leur mort imminente, de la même façon que le font d’ailleurs les humains lorsque se retrouvant eux aussi en situation de danger, c’est-à-dire se mettant à produire des sons particuliers, et en voyant leur fréquence cardiaque augmenter ? Les scientifiques ne sont-ils pas en fait les premiers à en témoigner, comme on peut d’ailleurs le constater dans les premières secondes du vidéo suivant ?

Autrement dit, y a-t-il vraiment quoi que ce soit qui permette de croire que les animaux aient davantage envie que les humains de se voir tués ou mangés ? Et si ceux-ci réagissent au danger, et notamment au danger de mort, de la même manière que le ferait un être humain, alors pourquoi serait-il plus acceptable de causer leur peur ou leur mort que cela ne pourrait l’être dans le cas d’un être humain ?

En bout de ligne, y a-t-il donc quoi que ce soit, en ce monde, qui permette de croire que les animaux ne soient rien de plus, finalement, que des sortes « d’objets ambulants » ?

Car après tout, la capacité de différencier les animaux des objets ne fait-elle pas partie des choses que même un nouveau né sait faire de façon innée, ce qui prouve qu’il devrait nous être au moins aussi facile de faire une telle distinction ?

Mais ceci dit, il faut avouer qu’il peut certainement s’avérer commodes, du moins pour les mangeurs de viande, d’assimiler à des objets des « êtres sensibles » tels que les animaux, et ce ne serait-ce que de manière inconsciente, car comment pourrait-on autrement justifier le fait de mettre fin à la vie de créatures dont il est pourtant frappant de constater à quel point ils peuvent nous ressembler sur tous les plans ?

Or, ce genre de raisonnement ne s’avère-t-il pas d’autant plus inquiétant qu’il rappelle, et ce d’une manière étonnamment précise, ceux qui ont pu et peuvent toujours être employé envers l’homme lui-même pour justifier l’esclavage, quand ce n’est pas carrément le « nettoyage ethnique » ?…

N’est-ce donc vraiment que sur de tels arguments que l’on peut se rabattre pour justifier la notion de manger de la viande ?

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Deux poids, deux mesures

Je me permets de revenir sur certains points qui ont déjà pu être abordés plus tôt sur le présent blogue, mais qui, en mon sens, se trouvent à constituer rien de moins que le coeur de la question, pour ce qui est de déterminer pourquoi devenir végétarien.

Commençons donc par la question des animaux domestiques.

Car s’il n’est pas « correct » ou acceptable, à nos yeux, de tuer des animaux domestiques, alors pourquoi serait-il donc plus « correct » ou acceptable de tuer les autres animaux ?…

Ou autrement dit, pourquoi tuer un boeuf serait-il donc moins pire que de tuer un chien ?…

N’y a-t-il vraiment que le fait d’être domestiqué qui puisse offrir aux animaux la garantie de se voir considéré comme étant « intouchable » ?…

Or, n’y a-t-il vraiment que les chiens et les chats qui puissent devenir des animaux domestiques ? Ou, à la limite, y a-t-il en fait un seul animal qui ne puisse devenir un animal domestique ?…

Qui d’entre nous n’a pas connu quelqu’un qui élevait, comme animal domestique, un animal dont la chair est parfois consommée, quand il ne s’agit pas carrément d’un animal domestique ?

La vie d’un animal ne devient-elle « sacrée » que lorsque nous voulons bien la reconnaître comme telle ?

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